Leandro Barzabal & Céleste Gatier
- Meditate & Destroy
(OMNISON05 / April 2024)
25€ - 200 copies
"After stunning lives in France and a successful tour in Argentina with
french noise musicians Cigve (Catherine Guesde) and Vomir (Romain
Perrot), Leandro Barzabal and Céleste Gatier are releasing their
long-awaited debut LP. Six untitled electroacoustic compositions about
the ambivalency between meditating and destroying."
Recorded by Léandro Barzabal & Céleste Gatier
Mastered by Alan Briand at Studio 121
Artwork by Léandro Barzabal, Céleste Gatier and Tom Val
"More avant noise happenings courtesy of Tom Val's out-there Les
Disques Omnison imprint, turning to the Paris-based duo of Leandro
Barzabal & Céleste Gatier for what they're choosing to label "six
untitled electroacoustic compositions about the ambivalency between
meditating and destroying". Who am I to disagree, though 'composition'
seems a bit of a stretch, these invariably blasted and torched
frequencies feeling mostly improvised and spontaneous, kinda like a
version of Japanese noise music passed through a Cramps Records filter
(Merzbow if he made music for living animals, perhaps?): You can work
out pretty easily which is the meditation and which the destruction in
that arrangement. The duo never fully detonante, but there's certainly
a penchant for abrasion on display that could recall anything from
Wanda Group provocation to David Tudor's landmark LP, Microphone.
Firmly cerebral action unafraid to challenge its audience and more of
that sacred unlistenable music to help unlock a few minds. Edition of
200 in hand made sleeves, and like everything on the label, probably
gone before you know what's good." (World Of Echo)
"Records Ruin the Landscape est le titre d’un ouvrage de David Grubbs.
Il y évoque la défiance que toute une scène expérimentale a très
souvent manifesté envers l’enregistrement sur disque – la captation
d’un moment forcément en-deçà de la puissance cathartique de
l’improvisation. Aussi, un préjugé tenace qui n’est pas sans saisir
l’auditeur.rice devant ce disque de Léandro Barzabal et Céleste Gatier.
Deux figures bien connues de la scène expérimentale, improvisée et
bruitiste parisienne – Non-Jazz/Sonic Protest/Broken Impro, –
remarqué.es notamment par la dimension performée de leurs démarches
respectives. Mais un préjugé rapidement levé étant donné l’évidence du
disque : les six pièces qui le composent frappent immédiatement
par leur puissance esthétique et sophistication formelle. Aussi,
par-delà sa visée performée, un travail qui est surtout conceptuel :
Meditate & Destroy constitue une tentative d’épuisement de la forme
« noise », pour la déconstruire depuis une perspective réductionniste.
Instrumentarium détourné et traitement sonore qui assume l’héritage des
musiques acousmatiques tout en permettant au geste de se déployer : un
cadre qui permet à Meditate & Detroy de s’imposer comme un grand
disque. Un disque important en ce qu’il trace une voie singulière au
sein d’un genre qui n’aura eu de cesse de perturber les normes du
sonore et de l’audible. Ici, c’est un dispositif en tension qui vient
en quelque sorte participer de cette esthétique du détournement des
codes : la performance vient confronter l’art des sons fixés propre à
l’electro-acoustique. L’énergie brute du live, de l’improvisation,
percute l’attention portée à la construction et au montage. On pense
évidemment au brutalisme post-techno de Mika Vainio, au travail de
Zbigniew Karkowski, ou encore de Kasper T. Toeplitz. Assurément,
l’écoute d’un disque comme Meditate & Destroy laisse une empreinte
profonde : tout se joue dans le décalage subtil qui est instauré entre
le vitalisme de l’interprétation et la sophistication à priori de
l’idée. Pour faire de Meditate & Destroy l’un des disques les plus
fascinants de ces derniers mois." (Vincent Chanson, Section 26)